Mgr Vincent Dollmann aux Verreries de Masnières

Avant l'allumage d'un nouveau four, Mgr Dollmann invité pour une bénédiction

Ce lundi 27 décembre 2020, les Verreries de Masnières qui sont au coeur de cette commune depuis plus de deux siècles sont presque en sommeil. Les chaînes de production d'où sortent en une année 171 millions de flacons qui serviront d'écrin aux parfums et aux spiritueux les plus prestigieux sont arrêtés. Le coeur de l'usine, c'est le four. Arrivé en fin de vie, il a été éteint mi-novembre.  A alors commencé une course contre la montre, un gigantesque jeu de construction. Un four ce sont des milliers de briques réfractaires, toutes numérotées, qu'il faut assembler, chacune à sa place, le tout maintenu par les poutrelles d'acier. Nous ne sommes pas rentrés dans ce four, mais les photos montrées n'étaient pas sans évoquer les tombeaux de l'Égypte antique.

Ce lundi 27 décembre 2020, le nouveau four va prendre vie. Allumé, il montera en température progressivement jusqu'au début janvier, où le sable et quelques autres matériaux s'y transmuteront en une coulée de verre en fusion. Une coulée prévue pour durer une dizaine d'année, jour et nuit sans interruption, alimentant quatre puis cinq chaines de production. Mais avant l'allumage, le directeur des verreries, avait souhaité un moment particulier : le baptême ou la bénédiction du four. On utilise en effet le mot baptême pour un four comme pour un bateau.

Accueilli à la porte de l'usine par son directeur, Monsieur Etienne Gruyez, et par le maire de Masnières, Monsieur Francis Noblecourt, Mgr Vincent Dollmann, les abbés Mathieu Dervaux et André-Benoît Drappier, se munirent de chaussures de sécurité et de casque pour ce temps de prière et de bénédiction. C'est un passage du livre de Daniel qui avait été retenu. Le roi de Babylone Nabuchodonosor faisant jeter dans une fournaise trois jeunes gens qui refusaient d'adorer d'une idole d'or. Et l'ange venant au milieu de la fournaise les sauver de la morsure des flammes. Notre évêque commenta ce texte, puis bénit le four en deux langues, le français mais aussi l'allemand a destination de patron autrichien de Stölzle Glass Group, qui ne put venir à causes des barrières sanitaires. Il recevra le film de ce moment et le marteau qui a permis à Etienne Gruyez d'insérer la dernière brique.

Mgr Dollmann rappela que bénir des instruments de travail, c'était surtout bénir des hommes, les quelques 300 employés de Masnières, ces verriers qui maîtrisent cet art si difficile du feu et du verre. Longue vie à ce nouveau four et à tous ceux qui travaillent ici à Masnières.

 Abbé André-Benoit Drappier

Pour en savoir plus, on pourra aller découvrir le site internet des verreries : www.stoelzle.com/fr/

 

Article publié par Marc BEAUMONT • Publié le Mercredi 30 décembre 2020 • 329 visites

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