Homélies et prédications
11 janvier 2026
Rassemblement diocésain du 11 janvier 2026
Fête du Baptême du Seigneur

En cette fête du Baptême de Jésus, au terme du temps de Noël, nous sommes appelés à passer de l’émerveillement devant l’enfant de la crèche à la participation au lien d’amour entre Jésus et Dieu son Père. Sa déclaration jaillie de son cœur : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 3,17), est aussi pour nous. Elle révèle la grandeur du sacrement du baptême qui donne accès à la relation filiale et éternelle de Jésus à Dieu son Père.

 

Si tout homme est lié à Dieu, parce que Dieu est le Créateur de toute chose, il ne peut de lui-même entrer dans une relation de communion avec Dieu. Il fallait l’intervention de Dieu lui-même. Il l’a fait d’une manière inouïe en nous donnant son Fils bien-aimé qui a laissé l’Esprit-Saint, animer son cœur d’homme jusque dans la mort.

 

Sur la croix, Jésus a remis cet Esprit au monde. Nous le recevons à notre baptême. Jésus l’a voulu ainsi : en effet, après sa mort et sa résurrection, Jésus a envoyé les apôtres vers les nations non seulement pour annoncer la Bonne Nouvelle, mais également pour les baptiser. Nous avons ainsi entendu dans le livre des Actes des apôtres comment saint Pierre a annoncé Jésus ressuscité, « le Seigneur de tous », au centurion romain. Le récit se poursuit en indiquant que l’apôtre fit baptiser toute sa maisonnée (Cf Ac 10,34-48).

 

Par le baptême, tout homme reçoit la dignité d’enfant de Dieu à l’image du Christ. Le rite de l’onction du Saint-Chrême, l’huile sainte rend manifeste la consécration au Christ, de toute la personne du baptisé.

Le catéchisme parle d’ailleurs du caractère sacramentel pour désigner cette identité nouvelle et définitive. C’est pour cette raison qu’on ne peut pas être baptisé une seconde fois

 

Dieu, lui est fidèle, il ne reprend jamais ce qu’il a donné. Il l’a manifesté durant la vie de Jésus. Comme au baptême dans le Jourdain, il lui redira : « tu es mon Fils bien-aimé » lors de la Transfiguration, alors que la perspective de la mort se précise.

Quant aux baptisés, ils peuvent durant leur vie se fermer au don de Dieu, voire le renier et ne plus vouloir être chrétiens, mais ils ne pourront pas effacer cet acte de l’Esprit de Dieu qui leur a donné une identité nouvelle.

Rendons grâce aujourd’hui, pour notre baptême, pour la participation à la dignité de Jésus son Fils que Dieu nous a conférée. Conscients de cela, nous pourrons alors mieux témoigner de notre appartenance à Dieu, comme un enfant qui manifeste avec spontanéité son attachement à des parents qui l’aiment.

 

Rendons grâce pour les catéchumènes, les baptisés laïcs et les diacres qui cherchent à rendre compte de l’amour de Dieu pour chaque personne, dans leurs engagements au cœur du monde.

Rendons grâce pour les personnes consacrées qui manifestent la beauté d’une vie donnée à Dieu par la prière et par la virginité du cœur et du corps.

Rendons grâce pour les prêtres qui à la suite de saint Géry, ont à servir la vie divine dans le cœur des hommes, par l’annonce de l’évangile et la célébration des sacrements.

 

Et nous tous, ici présents, laissons retentir en nous cette invitation du Pape saint Léon, adressée aux chrétiens pour Noël, il y a quinze siècles : « Chrétien, prends conscience de ta dignité. Puisque tu participes maintenant à la nature divine, ne dégénère pas en revenant à la déchéance de ta vie passée. Rappelle-toi à quel chef tu appartiens, et de quel corps tu es membre […] Par le sacrement du baptême, tu es devenu temple du Saint-Esprit ».

Frères et sœurs, cet appel nous rejoint aujourd’hui et nous interroge : Que fais-tu de ton baptême ? Que fais-tu de l’engagement de Dieu à ton égard : « Tu es mon fils bien aimé en qui je trouve ma joie » ?

Article publié par Service communication • Publié le Lundi 12 janvier 2026 - 12h41 • 310 visites

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